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Effets contextuels et physiothérapie 2/2

 

 

 

Nous avons vu dans un précédent article comment des facteurs indépendants du type de thérapie employée pouvaient influencer favorablement ou défavorablement l’issue d’un traitement. 
Ces facteurs sont regroupés sous le terme « d’effets contextuels ». 


Quels sont les mécanismes physiologiques liés aux effets contextuels ? 

 

Effet placebo et effet nocebo

Vous l’aurez sûrement noté, la gestion des effets contextuels, autrement dit, la manière dont nous allons créer un environnement propice à influencer positivement la perception de la douleur, est proche de la notion d’effet placebo.


Néanmoins, si la simple évocation du terme de placebo/nocebo peut nous faire penser qu’il n’est question que d’action sur la psychologie du patient, qu’en est-il réellement ? 


Neurobiologie et effets contextuels

 

De nombreuses recherches dans le domaines de la neurobiologie ont pu montrer que : 

- les effets contextuels agissent sur les processus centraux de la la douleur (cf. la neuromatrice), selon un mode d’action parfois différents de certains principes actifs (comme le remyfentanil)

- les systèmes endocannabinoïdes et dopaminergiques sont activés par un contexte thérapeutique positif et une communication verbale ciblant les espoirs du patient. 

- En présence de communication verbale positive, l’ocytocine et la vasopressine ont un potentiel antalgique. 

- A contrario, les attentes négatives d’un patient ayant des céphalées favorisent l’expression du système cyclo-oxygénase-protaglandine, aggravant ainsi le symptôme douloureux.


Est-ce vraiment un effet important ? 


On considère que tout traitement doit une part de son efficacité, ou de son inefficacité, aux effets contextuels. 
 

Par exemple, une méta-analyse réalisée en 2014 au sujet de la thérapie manuelle du rachis a pu montré que 81% des variations de la perception douloureuses suite à une manipulation pouvait être attribuées aux effets contextuels en phase aiguë, contre 66% en cas de rachialgies chroniques. 

En conclusion 

 

Il est bien entendu indispensable de proposer à nos patients la meilleure thérapie possible, et la plus basée sur les preuves. mais il ne faut néanmoins pas laisser de côté la gestion des effets contextuels, qui pourront à eux seul générer, soit un formidable effet placebo, soit un regrettable effet nocebo, modifiant ainsi en conséquence l’issue d’une rééducation.

 

Source :Rossettini et al. Clinical relevance of contextual factors as triggers of placebo and nocebo effects in musculoskeletal pain BMC Musculoskeletal Disorders (2018) 19:27 DOI 10.1186/s12891-018-1943-8


 

Take Home Messages

 

Bien que non spécifique d’une thérapie, les effets contextuels agissent au niveau neurobiologique et sont partie prenante de tout traitement.

 

 

Le Saviez-Vous ?

 

Il est possible d’utiliser les effets contextuels de manière bénéfique dès la salle d’attente, par le biais d’une stratégie de communication positive.

Par exemple, l’observation par un patient de l’expérience d’autres patients, comme par la diffusion de clips vidéo, optimise les attentes de l’observateur.


C’est ce que l’on appelle de la modulation de la douleur par l’information sociale. 

 

 

Source : Cliquez ici

 

 

 

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